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ARTISTES 63 - SOMMAIRE
CARNETS
BURKINA FASO Page 2 :
Illustrations et extraits de texte
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Page 1 - Plaidoyer pour l'Afrique
Mauritanie
Sur la "piste", quelques végétaux, buissons épars,
des dromadaires et chèvres, rares villages en pierre, huttes de paille,
tentes noires et blanches. Peu d'êtres humains, en vérité.
A la tombée du jour, fatigués et heureux, Nous rejoignons Atar,
petite oasis en plein Sahara... et le goudron !
Burkina Faso

Nous déambulons d'une concession à l'autre,
croisons un homme qui file sur un fragile métier de bois; partageons
une bassine de riz au mil sous un baobab. Centres vitaux; deux puits sont raccordés
à des pompes à main, l'une chinoise, l'autre indienne, seuls signes
de la modernité, réellement utiles. Quand à " l'école
", c'est un simple tableau noir à l'ombre d'une maigre paillote.
Les gens n'ont rien, rien du tout. Tout dans la tête
pourtant. C'est comme si nous étions vides, face à ces regards,
cette culture, ces cultures. Cette mosaïque d'ethnies, de langues, de religions:
animisme, islam, christianisme. Tout à apprendre, avec beaucoup de temps,
de patience d'écoute... Car tous les secrets ne se révèlent
pas, la magie plane partout.

Comme il est fréquent ici, il y a la bonne, le gardien
et la lingère. Toute la vie est dans la cour: on y fait la cuisine et
la lessive dans de grandes bassines en plastique bicolores. On sort la télé
le soir sur la terrasse. On y dort aussi en période chaude comme c'est
actuellement le cas ( 41°C ). Il suffit de sortir les matelas à la
nuit. Il y a un puits - sans protection - profond d'une trentaine de mètres.
Car l'eau est bien rarement distribuée au robinet ! C'est donc déja
un luxe d'avoir un puits chez soi. Le gardien y puise des seaux toute la journée
pour les besoins de tous. Le personnel dort sur place et son travail ne s'arrête
quasiment jamais; en échange, on leur assure hébergement, nourriture,
protection et salaire parfois.


Mosquée - Paysages
Hippopotames
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