Pourtant, la responsabilité de la France vis
à vis de l'Afrique me semble immense ! Que dire de tous ces vieux africains
rencontrés, alors que, tous, de la Mauritanie au Burkina Faso, furent
français jusqu'en 1960, date des " indépendances "
des états africains ? Pourquoi les visas sont-ils presque systématiquement
refusés aux jeunes voulant venir étudier en France ? Ne serait-ce
pas pourtant une juste contrepartie des emprises - financière, étatique,
politique, militaire, économique,...- subies par ces états sous
le joug des ex-colons ? Qui détiennent l'essentiels des banques, administrations,
entreprises de haut niveau... Une nouvelle forme de colonialisme est en pratique
: le colonialisme économique.
A coté de cette omniprésence de " l'état-tête
" - la France - par l'intermédiaire de ses représentants
: Monsieur l'Ambassadeur et une ribambelle de coopérants - seules les
associations de jeunes et quelques ONG semblent coller aux réalités
du terrain. Car, là, se sont d'actions simples et concrètes
dont il s'agit. Creuser des puits et installer des pompes. Créer des
associations de villages, avec biblothèque, " point-phone ",
école et accueil des touristes ( cases à louer ), par exemple.
Alors, au-delà de la dette morale de la France vis à vis de l'esclavage qu'elle a pratiqué durant plus de quatre cents ans avec le continent africain, au-delà encore du colonialisme pur, au-delà aussi de l'ingérence d'aujourd'hui ; que penser de l'abandon de tous nos frères africains, (dé) laissés et lassés de voir les leurs mourir du sida ou de la grippe ou de la méningite ou du paludisme ou ...? Car la communauté internationale refuse à l'Afrique le droit de fabriquer ses propres médicaments ... Comment rester indifférents !
En même temps, c'est dans le dénuement de ces peuples ( et de ces régions ), que réside leur force, leur sagesse, leur témoignage, leur histoire. Un continent où les hommes font corps avec la terre - une terre d'ailleurs majoritairement collective - d'où tout naît, où tout retourne. La " Terre-mère ", le continent originel.
Et c'est cela qui déboussole, avec, au retour,
dans la tête, en souvenir, tellement de rencontres, de sourires et de
rires !
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